Avant de se lancer dans la pratique, il est essentiel de comprendre les bases de l’aquarelle. Ce médium fonctionne différemment de l’acrylique ou de la gouache, et c’est souvent ce qui déroute les débutants.
Dans cet article avec vidéo, je vous explique les fondamentaux de l’aquarelle en toute simplicité : le matériel vraiment indispensable, le rôle central de l’eau, les deux techniques principales, l’importance du blanc du papier, quelques notions de dessin utiles, ainsi que les bases du mélange des couleurs.
Cet article reprend le contenu de la vidéo dédiée aux bases de l’aquarelle et s’adresse aux débutants, ainsi qu’aux personnes qui souhaitent se remettre à l’aquarelle sans se compliquer la vie.
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Retranscription de la vidéo Youtube :
Bonjour à tous, et bienvenue dans cette première vidéo du défi “Je me mets ou me remets à l’aquarelle en 2026” !
Je suis Katell de peinture aquarelle facile.
Nous allons revoir ensemble les bases de l’aquarelle, étape par étape, pour vous aider à reprendre confiance, à mieux comprendre votre matériel et à peindre plus sereinement.
Dans cette vidéo, nous allons aborder plusieurs points essentiels comme le matériel aquarelle, les techniques, le dessin ou encore le mélange des couleurs.
Bases de l’aquarelle : Le matériel aquarelle
Pour commencer, je vais d’abord vous parler du matériel indispensable en aquarelle, celui que j’utiliserai dans les deux autres vidéos du défi, et celui que je recommande pour bien débuter ou se remettre à l’aquarelle.
Avoir un bon matériel ne signifie pas avoir beaucoup de matériel ni avoir du matériel très couteaux : Quelques fournitures bien choisies suffisent pour bien démarrer.
Le papier aquarelle
Quand on parle des bases de l’aquarelle, le choix du papier est essentiel. C’est lui qui détermine la façon dont l’eau se diffuse, et donc la qualité du rendu final.
Je vous recommande d’utiliser un papier spécial aquarelle de 300 g/m² ou un peu plus, car il résiste très bien à l’humidité sans gondoler. C’est le grammage idéal pour apprendre les techniques de base comme les lavis, les dégradés ou la peinture dans l’humide.
Le grain du papier aquarelle a un rôle important dans les textures et la diffusion de l’eau.
- Le grain fin est polyvalent, facile à prendre en main, et parfait pour les paysages, les fleurs, les animaux, les portraits, etc.
Le papier peut être en cellulose ou en coton.
Pour débuter l’aquarelle ou pour se remettre à la pratique :
- le papier en cellulose est le plus accessible, très abordable, parfaitement adapté à l’apprentissage, et fiable si l’on choisi la bonne marque, car il y a aussi de très mauvais papiers en cellulose.
- le papier 100 % coton reste supérieur en diffusion, mais il est plus cher et pas indispensable pour débuter. Il est utile si vous souhaitez peindre plusieurs couches d’aquarelle dans l’humide par exemple.
Un format environ égal à une feuille A4 est parfait : suffisamment grand pour pratiquer les gestes de base, mais pas trop impressionnant si vous reprenez ou débutez. Il peut être divisé en 2 ou 4 parties pour peindre des mini-aquarelles.
Enfin, je vous conseille le papier en bloc encollé. Les feuilles sont collées entre elles, ce qui permet de limiter le gondolement quand on utilise beaucoup d’eau. Il n’y a pas besoin de préparation, de tendre ou d’accrocher nous-même le papier.
En bloc de 100 feuilles c’est encore mieux pour ne pas avoir peur de les utiliser.
Pendant tout le défi, j’utiliserai le papier aquarelle Etival de Clairefontaine, qui est un très bon papier en cellulose, en grain fin, 300 g/m², 24 par 30 cm.
Les pinceaux aquarelle
Le pinceau influence énormément la gestion de l’eau, un point clé dans toutes les techniques d’aquarelle pour débutant.
Voici les trois pinceaux que je conseille de se procurer :
Le pinceau à lavis
- Il retient énormément d’eau.
- Je l’utilise pour humidifier le papier, peindre dans l’humide et créer des fonds.
C’est un pinceau incontournable pour la technique humide.
Le pinceau rond de taille moyenne
- Il est plus précis et moins chargé en eau.
- C’est parfait pour pour foncer davantage dans l’humide et pour les détails intermédiaires, et les formes contrôlées, lorsque le papier commence à sécher ou sur papier sec.
Le pinceau très fin
- Il est idéal pour les plus petits détails.
Je n’en utiliserai pas dans les prochaines vidéos du défi car mon pinceau rond a une pointe suffisamment fine pour les détails qui seront à peindre.
Avec ces trois pinceaux, vous pouvez déjà réaliser 95 % des aquarelles.
Il existe d’autres pinceaux, non indispensables, mais qui peuvent vous être utiles selon la situation.
La peinture aquarelle
Concernant la peinture aquarelle, vous pouvez utiliser des godets ou des tubes. Les deux sont parfaits pour apprendre.
Pour ce défi, et même la plupart du temps, j’utilise de la peinture en tubes, parce qu’elle permet :
- de préparer plus facilement des mélanges,
- et d’obtenir des couleurs fortement pigmentées,
J’utilise la peinture aquarelle en godet pour peindre des croquis aquarellés à l’extérieur, sur le vif, car elle est beaucoup plus facilement transportable.
Pendant les tutos du défi, je vais peindre avec une palette très simple, parfaitement adaptée aux débutants :
- un jaune neutre
- un rouge pour l’un des tutos et un magenta, qui est rouge froid, pour l’autre
- un bleu cyan
- et un noir pour l’un des tutos. Le noir est une facilité, il peut être obtenu en mélangeant les 3 autres couleurs ensemble, qui sont donc les couleurs primaires.
Vous verrez dans les prochaines vidéos que l’aquarelle devient beaucoup plus simple quand on comprend comment mélanger ses couleurs soi-même. Je vous donnerai d’ailleurs quelques notions de base sur le mélange des couleurs à la fin de la vidéo.
Gobelet d’eau
Vous aurez aussi besoin d’eau. Je conseille d’avoir deux gobelets d’eau, qui peuvent être par exemple des pots de yaourt en verre :
- un pour rincer votre pinceau,
- un pour l’humidifier sans le salir.
Si vous utilisez un pinceau à réservoir d’eau (pour la peinture en extérieur notamment), les gobelets ne sont pas nécessaires. Mais pour ce défi, j’utiliserai des pinceaux classiques.
Le papier absorbant
Enfin, comme matériel indispensable, vous avez le papier absorbant.
Il est très utile pour :
- retirer un excès d’eau du pinceau,
- corriger une erreur,
- retirer de la couleur, par exemple pour créer des nuages en retirant le bleu du ciel ou pour éclaircir une couleur trop sombre,
- ou encore pour nettoyer le pinceau à réservoir d’eau
Je m’en sers tout au long des vidéos du défi.
Le matériel aquarelle non indispensable (mais très utile)
Comme matériel très utile, mais pas indispensable, vous avez :
- un crayon gris et une gomme mie de pain pour le dessin
- une palette pour les mélanges si vos peintures n’en ont pas,
- un sèche-cheveux (extrêmement pratique pour gagner du temps),
- et le liquide de masquage pour préserver le blanc du papier, comme à l’aquarelle, le blanc est celui du papier.
Je vais utiliser tout ce matériel pendant les tutos du défi.
J’utiliserai aussi un morceau d’éponge et un feutre à encre noire à mine fine pour l’un des tutos, mais ce n’est pas un matériel obligatoire, surtout que le feutre à encre peut être remplacé par un stylo bille noir.
Il existe encore beaucoup d’autres petits matériels facultatifs, qui peuvent être pratiques selon ce que vous souhaitez peindre, car les techniques possibles en aquarelle sont quasiment illimitées.
Check-list gratuite du matériel aquarelle à télécharger
Pour vous aider à vous y retrouver, j’ai rassemblé tout ce que je viens de vous expliquer dans une check-list du matériel aquarelle.
Vous y trouverez :
- la liste complète du matériel indispensable,
- les références exactes si vous souhaitez vous équiper, et même où trouver le matériel
- et quelques idées de matériels supplémentaires qui peuvent être utiles plus tard, mais pas nécessaires pour débuter, comme la liste des autres pinceaux avec leur utilisation.
Vous pouvez télécharger gratuitement la check-list ici :
C’est le meilleur moyen de préparer tout votre matériel avant de passer à la partie suivante de la vidéo.
Bases de l’aquarelle : les techniques
Maintenant que nous avons vu le matériel indispensable pour débuter, nous allons entrer dans les bases de l’aquarelle : ce qui fait que ce médium est tellement particulier, et aussi tellement différent de l’acrylique, de la gouache, des pastels ou d’autres techniques.
L’aquarelle repose sur deux particularités fondamentales :
- l’eau, qui est votre véritable outil,
- et le blanc, qui n’est pas peint mais vient du papier.
Comprendre ces deux points, c’est vraiment poser les bases de l’aquarelle.
L’eau, c’est l’outil principal en aquarelle
Comme son nom l’indique, l’aquarelle est une peinture qui fonctionne grâce à l’eau.
Cela change tout dans la manière de peindre.
Première particularité : la peinture est “activée” par l’eau
Que vous utilisiez des godets ou de la peinture en tubes, il suffit d’un pinceau humide pour prélever la couleur.
Je trempe mon pinceau dans l’eau, je viens frotter légèrement la surface du godet… et je peux peindre immédiatement sur le papier.
Certaines personnes humidifient leurs godets à l’avance avec un spray : c’est tout à fait possible, même si ce n’est pas une habitude que j’ai prise.
Lorsque vous peignez avec un pinceau humide sur un papier sec, comme ce que je viens de faire, on parle de technique sèche, ou “mouillé sur sec”.
C’est la technique qui offre le plus de contrôle.
Deuxième particularité : la technique humide (ou mouillé sur mouillé)
C’est une des techniques emblématiques de l’aquarelle, et vous l’entendrez très souvent.
Le principe est simple :
- Vous humidifiez d’abord le papier, entièrement ou en partie, avec votre pinceau rempli d’eau, ou bien avec éponge, ou même en trempant entièrement le papier dans une cuve d’eau.
- Puis vous déposez la couleur dans cette zone humide.
La peinture se diffuse toute seule, les bords deviennent flous, les mélanges se créent de manière très naturelle.
Cette technique demande du lâcher-prise, car vous ne contrôlez pas tout. Mais c’est aussi ce qui rend l’aquarelle si belle : une peinture vivante, légère, qui bouge avec l’humidité du papier.
Si vous aimez tout maîtriser, l’aquarelle risque de vous bousculer un peu… mais vous verrez qu’elle fait énormément de bien quand on accepte ce côté un peu imprévisible.
Troisième particularité : l’aquarelle change en séchant
Parce que vous travaillez avec de l’eau, votre peinture évolue jusqu’à ce qu’elle soit complètement sèche :
- la couleur pâlit presque toujours un peu,
- des auréoles ou des cernes peuvent apparaître si l’eau s’accumule,
- certains bords se redéfinissent, d’autres s’adoucissent.
Si, par exemple, je dépose une goutte d’eau sur une zone encore humide mais ayant commencé à sécher, une auréole apparaît immédiatement, la peinture est repoussée.
Ces effets peuvent être recherchés… ou non.
L’un des objectifs du défi est justement de vous apprendre à les comprendre et à les maîtriser.
Quatrième particularité : l’aquarelle devient transparente quand on ajoute beaucoup d’eau
Plus vous ajoutez d’eau, plus votre couleur devient claire et transparente.
Cela vous permet de voir :
- le blanc du papier,
- les couches précédentes,
- ou même un trait de crayon si vous avez fait un dessin préparatoire.
Si je peins une couche de jaune sur une zone déjà sèche, on voit bien la couche du dessous à travers.
Le jaune posé sur du bleu devient vert par transparence.
Ce principe s’appelle le glacis.
Le blanc en aquarelle : c’est le papier
La deuxième grande particularité de l’aquarelle, c’est que le blanc n’est pas dans votre palette.
Le blanc, c’est le papier lui-même.
Même si certaines palettes contiennent un godet de blanc, celui-ci n’est vraiment pas indispensable, presque inutile même. Comme vous pouvez le voir, je ne l’ai quasiment jamais utilisé.
Première conséquence : pour éclaircir une couleur, on ajoute simplement de l’eau
Contrairement à l’acrylique ou à la gouache, on ne mélange pas avec du blanc pour obtenir une couleur claire.
C’est la transparence de l’aquarelle qui laisse apparaître le papier en dessous.
Si je prends beaucoup de pigment et peu d’eau, mon bleu est foncé.
Si je prends plus d’eau et moins de pigment, le bleu devient plus clair : c’est le blanc du papier qui crée cette luminosité.
Pas trop d’eau quand même, il faut éviter les flaques d’eau sur le papier. Le mieux est de poser d’abord le pinceau sur la papier absorbant avant de peindre.
Deuxième conséquence : il faut préserver ses blancs
Parce qu’on ne peut pas peindre un vrai blanc, ou même juste une couleur plus claire, par-dessus une couleur foncée, les zones claires doivent être anticipées.
On doit donc au choix :
- contourner les blancs,
- laisser des réserves avec le liquide de masquage,
- ou utiliser des techniques spécifiques pour retrouver le blanc comme utiliser un cutter, un papier absorbant, de l’acrylique blanche, etc.
Troisième conséquence : éclaircir une erreur foncée est difficile
Si vous posez une couleur trop sombre au mauvais endroit :
- vous pouvez essayer de l’atténuer,
- de l’absorber avec un papier absorbant,
- de la “relaver” avec un pinceau humide.
Mais cela laisse parfois des traces ou des bavures.
L’aquarelle est donc un médium qui demande un peu d’anticipation, mais qui encourage aussi à accepter l’imprévu.
Quatrième conséquence : on peint du clair vers le foncé
Dans beaucoup de médiums, on commence par les valeurs moyennes, puis on pose les ombres et les lumières.
En aquarelle, c’est souvent l’inverse :
- on commence en général par les couleurs les plus claires,
- puis on assombrit progressivement en superposant les couches.
Même s’il existe beaucoup d’exceptions.
Résumé des bases de l’aquarelle
Pour résumer cette partie :
- Le blanc est celui du papier, il doit être préservé.
- L’eau est votre outil principal : c’est elle qui active la peinture, diffuse les pigments et crée les effets.
Ces principes sont essentiels pour comprendre comment fonctionne l’aquarelle.
- Et il existe deux grandes techniques :
- le mouillé sur sec : plus de contrôle, contours nets ;
- et le mouillé sur mouillé : diffusion, flous, lâcher-prise.
Mais il faut garder en tête qu’il existe en réalité une infinité de techniques.
L’aquarelle est un médium extrêmement créatif : on peut utiliser la technique sec sur sec, projeter de la peinture pour créer des textures, peindre avec une éponge pour suggérer un feuillage ou des nuages, faire des effets avec un vieux pinceau, ou même mélanger l’aquarelle avec d’autres médiums comme l’acrylique, la gouache ou le pastel.
Ces possibilités rendent l’aquarelle très vivante et très ludique.
Nous verrons d’ailleurs plusieurs de ces techniques dans les prochains tutoriels du défi, pour vous montrer à quel point on peut s’amuser avec très peu de matériel.
Les bases du dessin
Je voudrais maintenant vous parler de dessin, parce que c’est quelque chose qui fait souvent peur quand on débute l’aquarelle.
J’entends souvent : « Je ne sais pas dessiner, donc je ne peux pas peindre. »
Mais en réalité… ce n’est pas vrai du tout.
Bon, c’est vrai qu’un dessin vraiment faux peut poser problème. Par exemple :
- des yeux d’animal trop gros,
- une ligne d’un bâtiment qui penche dans le mauvais sens,
- ou une ellipse de vase ou de tasse trop ouverte.
Ce sont des erreurs très communes, j’ai moi-même pu les faire. La preuve, il s’agit ici de mes propres aquarelles.
Mais vous n’avez absolument pas besoin d’être doué en dessin pour vous mettre à l’aquarelle. Rien qu’en connaissant ces erreurs de dessin très courantes, on les évite beaucoup plus facilement.
De plus, vous avez aussi le droit d’utiliser le décalquage si ça vous aide à vous lancer. Ce n’est pas de la triche : c’est un outil, tout simplement.
Attention quand même : pour un portrait, le décalquage fonctionne très bien, c’est même souvent la meilleure solution.
En revanche, pour un paysage — surtout quand il y a un bâtiment — je trouve que le décalquage enlève un peu de spontanéité au dessin.
Cela dit, dessiner un bâtiment en perspective est beaucoup plus simple qu’on l’imagine.
Vous n’avez besoin que de trois repères :
- Repérez la ligne d’horizon.
Elle se situe souvent à la hauteur du regard, par exemple entre le rez-de-chaussée et le premier étage. - Toutes les lignes au-dessus de cette ligne d’horizon descendent légèrement.
- Toutes les lignes en dessous de la ligne d’horizon montent légèrement.
Rien qu’avec ça, votre bâtiment sera déjà beaucoup plus juste, sans prise de tête, sans règles compliquées.
Mais rassurez-vous : dans les prochaines vidéos du défi, les dessins seront vraiment très simples. Vous n’aurez même pas besoin de penser à la perspective. Le but, c’est vraiment de vous concentrer sur les bases de l’aquarelle, pas sur le dessin technique.
Bases de l’aquarelle : le mélange des couleurs
Dernière chose que l’on va voir dans ce cours vidéo sur les bases de l’aquarelle : le mélange des couleurs parce que c’est souvent ce qui pose question quand on débute l’aquarelle.
On ne va pas entrer dans les détails ici — j’ai une formation complète dédiée à ça — mais connaître deux ou trois notions de base peut déjà vous aider.
Les vraies couleurs primaires
On parle souvent de rouge, jaune, bleu comme couleurs primaires… mais en réalité, ce n’est pas tout à fait exact.
Si vous avez chez vous :
- un jaune,
- un magenta,
- un rouge,
- un bleu,
- et un cyan,
je vous invite à faire un petit test.
Prenez votre rouge, et ajoutez juste une pointe de bleu. Vous verrez que vous n’obtiendrez jamais un magenta avec ça.
J’obtiens ici un violet-rouge terne.
Maintenant prenez un magenta, et ajoutez une toute petite touche de jaune. Là, vous obtenez un vrai rouge.
Donc en réalité : le magenta est la véritable couleur primaire, pas le rouge.
Et c’est la même chose pour le bleu et le cyan.
Si je prends mon bleu et que je mets une petite touche de jaune, j’obtiens un bleu-vert… mais c’est un bleu-vert un peu sali, un peu terne.
On voit bien que ça ne devient jamais un bleu cyan pur.
Maintenant, regardez ce qui se passe avec du cyan : si j’ajoute une toute petite touche de magenta, j’obtiens un vrai bleu, beaucoup plus propre et beaucoup plus lumineux.
Ça montre très clairement que le cyan est la vraie couleur primaire, pas le bleu.
Avec jaune + magenta + cyan, vous pouvez, par mélange, obtenir presque toutes les couleurs.
Si vous ne deviez avoir que trois couleurs sur votre palette, ce serait celles-ci.
Comment reconnaître un magenta ou un cyan
C’est rarement marqué clairement sur les tubes ou les godets « Magenta » ou « cyan ».
Pour vous repérer, pensez simplement :
- le magenta, c’est un rouge froid, qui tire légèrement vers le violet, mais pas sali ;
- le cyan, c’est un bleu froid, qui tire légèrement vers le vert, lui aussi non sali.
Pourquoi j’utilise quand même d’autres couleurs
Par contre, le magenta et le cyan ne sont pas des couleurs que l’on retrouve beaucoup dans la nature. Cela signifie que vous devrez toujours faire des mélanges pour peindre.
C’est une des raisons pour lesquelles j’ai d’autres couleurs sur ma palette :
- par simplicité,
- L’autre raison c’est aussi pour obtenir certaines teintes très vives qui sont difficiles à créer uniquement à partir des couleurs primaires.
Mais rassurez-vous : pour les tutos du défi, vous pourrez tout à fait suivre avec une palette très simple. Les couleurs primaires ne sont pas obligatoires. Tant que vous avez un jaune, un rouge, et un bleu, c’est bon, même si un magenta, et surtout un cyan vous permettront d’obtenir les mêmes couleurs que moi.
Bases de l’aquarelle : conclusion
Voilà pour cette vidéo consacrée aux bases de l’aquarelle.
Si vous souhaitez aller un peu plus loin et garder une trace de tout ce que nous avons vu aujourd’hui, vous pouvez télécharger mon livre numérique gratuit “L’essentiel pour débuter l’aquarelle”.
Vous y retrouverez ce dont on a parlé dans cette vidéo, plus d’autres conseils utiles, comme la création de son nuancier.
Et bien sûr, abonnez-vous à la chaîne pour ne pas rater les deux prochaines vidéos du défi : ce seront deux tutoriels aquarelle très simples sur le thème de Noël et de l’hiver.
Avant de partir, dites-moi en commentaire :
Parmi tout ce qu’on a vu ensemble aujourd’hui, qu’est-ce qui vous a le plus marqué ou surpris ? Qu’est ce qui vous sera le plus utile ?
J’adore vous lire, et ça m’aide aussi à savoir ce qui vous bloque le plus quand vous débutez l’aquarelle.
A demain pour la 2ème vidéo du défi : le tuto pour peindre des mini aquarelles d’hiver et de Noël.
Sauvegarder le cours sur les bases de l’aquarelle sur Pinterest :

